Petit Peuple : Rêves répréhensibles d’un juge

· Un soir de mars, le juge Song, d’un tribunal de Chongqing fit à sa femme un poisson d’avril anticipé, d’un goût contestable: la Loi du Mariage (cf "politique") juste promulguée, tolérait désormais la bigamie et lui-même, le petit juge venait d’être désigné comme cobaye. Naïve mais point sotte, l’épouse n’y crut qu’après confirmation par 2 magistrats de mèche. Résignée, elle négocia ses conditions : que la  baoernai ("2ème poitrine") ait un emploi (Mme Song était inactive), et rapporte de l’argent à la maison, tout en dépensant ses forces de jour, ce qui en bonne logique laissait ses chances à l’autre pour l’animation du repos nocturne… Puis la brave Mme Song se mit en quête de sa rivale idéale. L’embrouille tourna à l’aigre, quand elle rencontra en rue un autre juge à qui elle révéla le pot aux roses. Réalisant son ridicule, elle retourna en ses pénates, préparer son rouleau à  jiaozi (raviolis). L’histoire parvint enfin aux oreilles du Président du tribunal, qui convoqua Song pour lui administrer un blâme politique: on ne badine pas avec la Loi Chinoise, moins encore la morale du Parti!

 

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