Petit Peuple : 11 nuits bleues pour Haikou

• Le directeur de cette école privée de Qiaotou (Zhejiang) avait concrétisé dans la vie courante de l’établissement, son message pédagogique: les frais d’inscription prohibitifs, étaient complétés par ces «classes d’élite» dont la supériorité tenait au pouvoir d’achat des parents, ainsi que par ces multiples «cours de rattrapage» à but fort lucratif.

Durant les récréations, les élèves avaient ample loisir de s’entraîner, dans le salon de jeux électroniques du directeur – ils y laissaient 20Y par jour en moyenne.

Ce que l’industrieux patron n’avait pas prévu, est que Xiao Yang et Xiao Dan, un jour, manqueraient d’argent pour assouvir leur besoin. Ni qu’ils prépareraient alors, à froid l’enlèvement d’un camarade, son rançonnement, et son assassinat pour couvrir leur acte. Le 3 décembre 1999, ils sont passés à l’acte, tuant le jeune Zhaojing de 70 coups de surin. Pour eux, l’école est finie, la vie s’achève, et la ville reste à son cauchemar.

 

• D’avril 1999 à février 2000, à Haikou (Hainan), pas un mois ne se passait, sans qu’un commissariat de quartier n’explose, victime d’une machine infernale. Au 11ième attentat, le 4 février, le coupable fut pris sur le fait et abattu à bout portant.

Surprise: il ne s’agissait ni d’un dissident, ni d’un fanatique religieux, ni d’un membre d’une triade tentant quelque chantage : mais d’un chauffeur irascible -par quatre fois, M. Yang avait été verbalisé – indûment, estimait il!

 

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