Petit Peuple : La moitié de tout homme est une femme

De surprise, le chef du service "endocrinologie" de l’hôpital n°1 de Harbin, s’en fourragea la crinière, venant d’examiner les Wang, père et fils.

Le quadragénaire et l’adolescent vivaient une mutation «irrésistible» de leur anatomie, leurs hanches se creusant, leur poitrine saillant, et leur pilosité se faisant coquine. Les analyses accusaient un taux hormonal 10% supérieur à la normale -pour leur sexe. Soumis à interrogatoire, le père susurra d’une voix flûtée le récit de leur dérive organique, qui coïncidait avec ses retrouvailles avec Chen, copain de lycée, deux ans plus tôt.

Leur croissance mammaire avait évolué de pair avec les visites de l’ami, qui, par ailleurs, n’avait cessé de poursuivre de ses assiduités sa sémillante épouse. Passé un certain stade, lassée par le désert qu’était devenu leur lit conjugal, celle-ci s’était envolée avec le Casanova du Heilongjiang…

Flairant le traquenard, le médecin testa alors le garde-manger des Wang, et bairi jiangui, tout s’éclaira ("le démon apparut au grand jour"): à chaque visite, Chen additionnait discrètement un oestrogène à la farine dont ils roulaient leurs  jiaozi (raviolis). Par ce stratagème, l’inventif amant était parvenu à ses fins : voler la femme de Wang.

Epilogue : Chen est en aveux. Les Wang en cure, voient poindre fièrement leur barbe d’antan. Sur le sort réservé à l’infidèle, la presse maintien un voile sibyllin

 

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