Sydney a débuté (15/9) de manière choquante pour l’équipe chinoise, amputée d’1/10 de ses athlètes – dont presque toute l’équipe de Ma Junren, le fantasque entraîneur de demi-fond féminin. Les tests, voire la connaissance préalable de ce cas, ont convaincu Pékin de réagir – il n’y avait pas que du sang de tortue, dans la potion un peu trop magique de m.Ma!
A Sydney, en dernière minute, les sélectionneurs chinois ont encore retiré deux haltérophiles (sur huit), dont Cui Wenhua, champion du monde, le meilleur aux qualifications trois semaines plus tôt…Cette hâte à nettoyer le sport chinois a été expliquée par le fait qu’à Sydney, le Comité Olympique International (COI) venait d’approuver un test révolutionnaire, détectant la substance dopante n°1, l’Erythropoiétine. Peut-être.
Une autre explication, non exclusive de la première, tient à la candidature de Pékin pour l’an 2008 : arriver avec une équipe "plombée", aurait compromis ses chances. A l’inverse, en lavant devant sa porte, la Chine peut clamer que d’autres pays qu’elle "savent que certains de leurs athlètes se dopent, Etats-Unis, Australie, Allemagne, Royaume Uni, France"… Ce dernier pays incriminé, étant par ailleurs étant un des concurrents (avec Paris) de Pékin pour les Jeux Olympiques 2008.
Enfin, la nouvelle image "propre", renforce les chances d’expansion internationale des jeunes firmes chinoises liés au monde du sport : tel Li Ning, le groupe de tenues et chaussures de sport (700MY de chiffre en 2000), fournisseur de l’équipe de Chine mais aussi, pour quatre ans, de l’équipe française de gymnastique, laquelle abandonne Adidas!
Sommaire N° 30