Joint-venture : Ford, aux portes d’un empire chinois

• Elu fin juin chef de file pour la reprise de Daewoo Motor, Ford (n°2 automobile mondial) a pris une option pour la prise de contrôle du n°2 coréen.

D’un point de vue chinois, le propriétaire de Daewoo héritera de deux très grosses Joint venture dans le Shandong, (moteurs, boites, ponts), d’un investissement de 940M$. Pékin n’a pas attendu pour en tirer les conséquences en accordant à Ford, après 4 ans d’attente, une licence de production d’autos en Joint venture, à 50/50% (80M$) avec Chang An (Chongqing).

NB : Chang An produit déjà, depuis 1993 la Alto en Joint venture avec Suzuki. Ford monte déjà son minibus/pick-up Transit, avec Jiangling (Nanchang, Jiangxi). En s’installant au Sichuan, Ford renforce la capacité industrielle de l’intérieur du pays. D’autre part, s’il absorbe Daewoo, il fera un pas de géant en Chine, bloquant la progression du rival General Motors : deux objectifs qui conviennent parfaitement à Pékin.

• Hainan Airlines (HA), la plus moderne compagnie aérienne chinoise, propriété à 15% de G. Soros, va de l’avant : dans le cadre d’un "deal" avec une école canadienne de personnel naviguant, neuf hôtesses et deux stewards du pays à la feuille d’érable ont été placés sur les vols intérieurs.

Dès août, ils officieront sur les lignes Haikou – Hong Kong et Macao, avant d’être redéployés sur les lignes que HA compte ouvrir d’ici décembre, Tokyo, Séoul, et d’autres capitales d’Asie du Sud-Est. HA est ainsi la 1ère Compagnie chinoise à investir, au delà des équipements durs, dans la qualité du service.

 

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