Depuis son introduction en 1996, le crédit hypothécaire est devenu le premier moyen d’accès à la propriété privée en Chine, et a permis à 180.000 shanghaiens d’acheter leur logement. Ensemble, les banques ont fourni un total de 28MMUSD (selon China Securities News) en prêts immobiliers. L’acheteur doit fournir par lui-même 40% du prix, le taux d’intérêt est de 5,5%, pouvant être "bonifié" à 1% par l’employeur.
Selon l’Agence Chine Nouvelle, la surface de logement construite en 1999 s’élevait à 349M m2 (+22%), tandis que la surface vendue n’atteignait que 62,5 M m2 (+14,8%) : signe de crise.
En 1998, les 34 compagnies aériennes chinoises avaient accumulé 2,43MMY de pertes.
En 1999, selon la CAAC, leur autorité de tutelle, elles ont fait 400MY de profits.
Embellie, mais pas nécessairement signe de reprise de la demande ou de la compétitivité. Le vice-ministre Yang Yuanyuan le dit lui-même: ce bilan est à mettre au compte de mesures publiques telles l’interdiction de discount et le dégraissage des capacités excédentaires : la "vraie" montée en puissance, à travers fusions et consolidations, n’aura pas lieu avant un an.
En sept. 1999, l’annonce d’une panacée pour faire disparaître les dettes insolvables des entreprises d’Etat (EE) auprès des banques, avait fait froncer les sourcils des experts étrangers.
Calquées sur le modèle US, les structures de défaisance devaient prendre à leur compte pour 400 MMY de mauvaises dettes, en échange de parts du capital, puis de les revendre ainsi réétiquetées sur le marché chinois et étranger. La presse chinoise révèle à présent les lacunes du système : cinq mois plus tard, seules 72MMY de dettes (de 66 EE) ont été reprises. Et encore, la grande majorité de ces contrats restent invalides, faute de protocoles d’application ou de feu vert du Conseil d’État. Raison de ces retards : les faiblesses du cadre juridique, le manque d’enthousiasme des trois partenaires concernés (Conseil d’État, Structures de défaisance, EE) à jouer les apprentis sorciers.
Sommaire N° 2