Un des indicateurs en Chine les plus observés par l’étranger, est l’état des nappes phréatiques.
Agressées par l’homme, elles baissent rapidement en 1999: de 2,6 mètres voire 6 mètres à Pékin, (et depuis 1970, de 59m!), tandis que le Fleuve Jaune tarissait 229 jours, loin de son embouchure: crise débattue lors de la Conférence Nationale de Conservation de l’eau (11/01), alors que se fixent les objectifs du 10. Plan.
Un vieux projet babylonien est adopté, en principe : le canal d’adduction d’eau du Sud vers le Nord. Son coût se chiffrera en MMUSD, voire 10aines de MMUSD – du même ordre que le barrage des trois Gorges (24MMUSD).
Trois tracés sont en course:
[1] du bas-Yangtzé vers le Fleuve Jaune, cette route a contre elle le relief (centaines de km de pompage)
[2] depuis la Han (affluent du Yangtzé): plus facile, mais moins riche en eau.
[3] Du haut-Yangtzé, mais aussi du Mékong et de l’Irrawaddy, qui prennent leur source en Chine avant d’irriguer respectivement Laos, Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Vietnam: solution réglant le problème du dédommagement du riverain chinois, surtout en saison sèche.
Mais au-delà des risques techniques et des coûts permanents, ce dernier tracé menacerait le bon voisinage avec toute l’Asie du Sud-Est, une des priorités de la Chine depuis 20 ans. L’embryon d’opposition écologiste en Chine, suggère dès maintenant les alternatives:
Réduire d’abord les M de cas de forts gâchis industriel et urbains, chaudières, canalisations, toilettes qui fuient, irrigation perdant 9/10ème de la ressource,
et avant tout, augmenter le prix de l’eau, toujours à son niveau "socialiste historique de 0,6 fen (centime) le m3, bien trop bas pour éveiller la conscience d’une ressource rare, précieuse, à économiser!
Sommaire N° 2