A la loupe : Promouvoir le privé, dans les faits

Le pouvoir, depuis 1995, reconnaît le rôle du secteur privé, fer de lance du profit et surdoué des créations d’emploi. Lors du dernier Plenum de l’ANP, il lui accordait dans la Constitution, l’égalité de droits avec le secteur public, qu’il confirmait dans une loi adoptée en août 1999 et entrée en vigueur au 1er janvier 2000.

Égalité, mais sur le papier seulement : tradition oblige, et du fait que politiques, fonctionnaires et industriels sont membres du même Club (du PCC), le privé était discriminé.

A présent, Zeng Peiyuan, patron de la SDPC, annonce un plan fort pour mettre les deux branches sur pied d’égalité. Les règlements discriminatoires seront émondés en matière de taxation, de droit du sol, de primes de lancement et d’import/export, ainsi que face à l’entrée en Bourse.

Un long chemin est à faire : l’écrasante majorité des 977 firmes cotées, sont des Entreprises d’Etat, qui bénéficient de 70% des prêts bancaires, mais n’emploient que 50% des salariés urbains. En face, les firmes privées (= plus de 8 salariés) sont 1,49M, pour 19M de jobs, dont 1,36M ont été repris, au rythme de 4000/jour, l’an passé aux EE ruinées. Ceci, sans compter les 31,6M opérateurs individuels (= moins de 8 employés), qui "pèsent" 83,3M jobs… Les firmes publiques elles, seraient 300.000.

Minsheng, en 2000, pourrait devenir la première banque privée inscrite en bourse.

Enfin, la tolérance de l’Etat envers le privé a ses limites, fixées par le Président Jiang Zemin: pas question de laisser « filer » le secteur public au privé. Seront maintenus à n’importe quel prix dans le giron de l’Etat, les secteurs stratégiques : énergie, télécoms, transports et industries de l’armement.

 

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