Pékin et Shanghai offrent toujours de fascinantes comparaisons, vu l’écart des vocations et des choix de croissance. De sa puissance technologique et de son influence sur le pouvoir central, Shanghai la (« tête du dragon », allusion à sa position à l’embouchure du Yangtzé, ses 350 millions de riverains et ses 2000 km de voie navigable), tire une infrastructure exemplaire, à commencer par un réseau performant d’autoroutes sur pilotis (un trafic urbain de rêve, pour le pékinois), sa City en cours de réfection, et Pudong, la Shanghai d’avenir qui promet d’être une des métropoles asiatiques les plus brillantes du XXIe siècle.
Sans oublier ses joyaux, le musée et le Grand Théâtre dessiné par le français J.F Charpentier – acoustiquement parlant, une des plus belles salles au monde.
Pékin en face, fait vieux jeu, même si côté théâtre, un nouvel espace moderne vient d’ouvrir. La capitale voulait copier Shanghai, et sélectionner sur concours international, un super-opéra pour un budget de 400MUSD. Le problème a été l’intervention des uns et des autres leaders dans le jeu de sélection, meilleur chemin pour bloquer le projet – même les artistes concernés, affirment qu’il est urgent d’attendre (tandis que le maire, Jia Jingling, demande à quitter son poste pour se consacrer à temps plein à son autre mandat de Secrétaire du parti.).
Par contre, si Shanghai sait se doter des outils, Pékin demeure le gardien des arts – ses orchestres et ses intellectuels sont de loin les meilleurs…Les deux métropoles apparaissant finalement bien complémentaires !
Sommaire N° 6