En janvier, le VDlC annonçait la fusion des cinq compagnies d’investissements des Quatre soeurs et de la PICC (Assurances Populaires de Chine), en un géant du secteur, avec 160 succursales. Mais voilà cette décision infirmée : Dongfang (Banque de Chine), Huarong (ICBC ou Industry and Commerce Bank Corporation), Changcheng (ABC ou Agricultural Bank of China), Xinda (CCC ou China Construction Bank), avec la filiale de l’assurance nationale, ont deux mois pour fermer – indices d’une lutte interne, et de la victoire du camp des sérieux.
Leurs « cousines », les 240 ITICs (International Trust and Investment Corporation), s’apprêtent à subir le même sort – une vingtaine seulement disposant de la santé minimale pour exister selon les nouvelles règles du jeu. Ces « survivantes » telles DITIC (Dalian; «100 à 200MUSD de dette extérieure », 3,7MMUSD d’actifs et 3,2 de crédits engagés) ou FITIC (Fuzhou; «500MUSD d’emprunt étranger» dont 30M à court terme, et 1,3MMUSD d’actif), se font à la perspective qu’elles n’emprunteront plus rien d’ici fin 2000: c’est la mort du 1er « robinet » à emprunt étranger des provinces, ce qui grèvera leur autonomie face au pouvoir central. Des appels interviennent, comme par hasard, pour que Pékin laisse les provinces émettre leurs propres bons du Trésor – en dédommagement !
L’étranger, lui, se plaint du corset financier actuel, qui frappe aveuglément les mauvais comme les bons, en raison du refus des douanes, de fournir les certificats de confirmation d’import, empêchant ainsi les banques d’honorer les lettres de crédit. A l’évidence, le choix est fait d’étancher les brèches en devises (l’Etat évalue ses pertes, pour 1998, à 10MMUSD), quel qu’en soit le prix.
Sommaire N° 6