Temps fort : Des usines, aux oubliettes

Retardée par la crise, on l’attendait depuis longtemps. La voilà : officiellement dressée pour faire face à la surproduction, à la chute de productivité et à la croissance du chômage, la liste de la State Economic and Trade Commission (SETC) est en place, des usines vétustes condamnées d’ici 2000. Rédigée sous les ordres du vice ministre Zhang Zhigang, elle frappe 114 activités dans 10 secteurs tels mines (charbon), métallurgie (ferreuse ou non), textile, matériaux de construction etc.

L’objectif est d’encadrer toute production illégale, de qualité inférieure, polluante ou gaspilleuse d’énergie – beaucoup de monde. On parle de dizaines de milliers de petites unités productrices d’électricité, de sucre, de ciment, de verre, de papier, de plastic, d’acier, sans compter celles aux productions difficiles à recycler, piles au mercure, barquettes-repas en polystyrène (fauteuse de « mers blanches » le long des voies ferrées), etc. La SETC « espère » que les producteurs étrangers en Chine vont « vérifier le statut de leurs usines par rapport à la liste ». Les listes détaillées seront progressivement publiées.

Mesures parfaites, à condition d’être appliquées, avec des administrations locales pas toujours en leur faveur (parce que ce sont elles qui en essuieront les conséquences; fermer tout cela en onze mois, c’est court !).

Mesures qui risquent d’être d’autant moins populaires, que seules les PME (locales) sont visées, tandis que les Grandes Entreprises d’Etat (sous mandat pékinois) sont exemptes. Telle cette grande aciérie mongole, rejetant chaque année des milliers de tonnes de fluoride, ayant causé des maladies osseuses graves chez les éleveurs et l’abandon partiel de l’élevage ovin, activité majeure de cette province nordique.

 

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