Toyota dit son « espoir, d’ici décembre »,d’ouvrir une Joint venture avec Tianjin Automotive Industry (TAI), d’une capacité annuelle de 100 à 150 000 berlines (1,3/1,5l).On utilisera le châssis de la Witz, élément de son concept de la voiture pour l’univers ("global car ").
Analyse : l’intérêt dans cette annonce, est la lumière qu’elle projette sur la « démarche Toyota ». En 1987, contrairement aux euro-américains, Toyota refusait de produire en Chine : elle y avait déjà un beau marché d’export. Après 1990, quand la délocalisation est devenue inéluctable, Toyota a choisi la méthode douce de pénétration, avec TAI pour partenaire. Cédée en 1993, la licence « Charade » a valu à Tianjin, quatre ans plus tard, 40% du marché national des taxis. Aujourd’hui, 9 Joint ventures produisant tout les éléments essentiels : il ne manque plus que la licence pour le montage.
Suffoquant dans ses fumées, Pékin chasse ses industries lourdes. Trois des six usines de Beijing Construction Machinery Group (BCM, une des plus grosses Entreprises d’Etat du pays) vont en banlieue nord. Le groupe saisit l’occasion pour rajeunir ces filiales, Beijing Crane (1500 grues par an), Construction Machinery Factory (500 chariots élévateurs, 160000 t de poutrelles d’acier), et Heavy Duty Truck (4000 poids lourds « ces dernières années »). A cette cure de jouvence, l’étranger est convié, sous toutes les formes classiques de coopération : transfert technologique, prise de capital, Joint venture.
Analyse : à ce mariage recherché, BCM apportera les 300MUSD de dot, fruit de la vente de ses terrains intra-muros, argument plus alléchant que ses 240MUSD de capital supposé.
Sommaire N° 37