Pol : Naissance d’une profession libérale

• Après les avocats (cf VdlC n°35), 300000 candidats médecins bachotent un examen, premier du genre, qui octroiera fin novembre un diplôme national aux heureux élus. Jusqu’à présent les médecins obtenaient une licence des services de santé, à l’issue de leur temps d’université.

Analyse :

[1] l’absence de titre était commune à tous les métiers (police, armée, judiciaire, etc.) et conforme au projet maoïste d’une société sans classes. L’introduction du diplôme, et du contrôle approfondi des compétences, s’impose face à l’ explosion du nombre des « nouveaux médecins », très supérieur à celui des carabins, ce qui trahit l’existence de charlatans, surtout au village, pour faire face à une carence du système

[2] par ce diplôme, l’Etat met involontairement en place une nouvelle profession libérale, capable d’exercer hors des structures publiques. Il ne lui manque, pour éviter l’anarchie, qu’une grille des tarifs.

• La mort du cantonais Xie Fei, le 27 octobre, a provoqué de furieuses manoeuvres au sommet, pour la reprise de son siège au Politbureau. Jiang Zemin et Zhu Rongji présentent chacun leurs poulains : Zeng Qinghong, boss de l’Administration ou Wu Yi, conseiller d’Etat, tous deux aujourd’hui suppléants? Combat plus fort encore, au niveau du remplacement du suppléant : Xu Kuangdi, maire de Shanghai ou Dai Xianlong, Gouverneur de la Banque Populaire de Chine? Affaire à suivre.

Analyse : Jiang devrait aisément avoir le dernier mot, mais il serait – bien légèrement ! – critiqué pour avoir offert à Jacques Chirac,  « pour sa gloire plus que dans l’intérêt du pays », le contrat Airbus, pour 28 appareils, en infraction au moratoire imposé jusqu’en 2001.

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