Petit Peuple : Chronique de trois enfants gâtés

• Ces trois  dushenghaizi, enfants uniques ne s’étaient jamais rien vu refuser par leur famille : la presse nous dévoile les avatars tragiques qui s’ensuivirent :

[1] Fils d’une opulente famille cantonaise, à 17 ans, He volait pour payer son héroïne, et la police, quand elle l’attrapait, ne manquait pas de le passer à tabac avant de le jeter au trou. Sans en avoir l’air, c’était un honneur : quand il eut le SIDA, de peur de contagion, elle refusa d’intervenir, pas même pour protéger sa mère, entre-temps ruinée, mais qu’il revient régulièrement « taper », au sens propre comme au figuré.

[2] A Shenjiatun (Hebei), pour ses 16 ans, Liu avait reçu une Santana de son père, patron d’une briqueterie. Depuis, il se pavanait, un de ses innocents plaisirs consistant à écraser les moutons du village – papa payait. Le 13 octobre, le monde bascula, suite à cette querelle amoureuse, quand il prit les gens pour les moutons, en envoya 15 en l’air, dont deux ad patres. Au bloc, après avoir copieusement injurié les gendarmes Liu eut la plus grande surprise de sa vie : même l’argent du père ne lui épargnerait pas le tribunal.

[3] le jour de l’exam’, en janvier 1997, la demoiselle Wu se fit prendre en pleine triche, et se tua peu après, par peur du déshonneur. Bien notée jusqu’alors, sa professeur fut mise hors de cause par l’enquête, mais pas par la famille, bien placée, qui obtint d’abord son renvoi.

Militaire de carrière, le grand-père de Wu avait un gros pétoire, de même que sa mère, membre d’une milice. L’un comme l’autre ne pouvant s’empêcher de multiplier les propositions morbides à la prof., de l’envoyer donner des cours particuliers à leur fillette, elle n’eut d’autre choix que d’aller refaire sa vie ailleurs.

 

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