Argent : Guangdong Development Entreprise -le renflouage d’un vaisseau-amiral

• En dépit des aides de Canton (41 MUSD entre décembre et février), Guangdong Development Entretrise holdings (GDE), son bras d’investissement, est en crise (3,9MMUSD de passif). Le plan de restructuration offre l’entrée dans le groupe d’une Entreprise d’Etat saine, Dongshen Water (80% de l’eau de HK, actifs=1,8MMUSD), et l’échange de la dette contre des titres consolidés, à 7% sur 10 ans.

Peu enthousiastes, les 80 créanciers étrangers (qui perdront 40 à 60%) parlaient d’acculer GDE au dépôt de bilan … ils ont fini par se rallier (ils y auraient perdu plus encore, 74%)…

• Qui doit, à HongKong, supporter les risques du marché immobilier?

 La Cour vient de trancher: l’acheteur, plutôt que le promoteur. En mars 1997, City Big avait acheté un appart de 12,9 MHKD à Cheung Kong, un des poids lourds de la Région Administrative Spéciale (RAS) (groupe Li Kashing) et réglé 3,9M HKD. Avec le crash de l’automne, City Big ne peut régler le solde, Cheung Kong récupéra son bien, le revendit – au nouveau prix, déprimé: 7,4MHKD. Son action en justice visait la récupération «du solde» (5,6M HKD). Bon prince, le tribunal a défalqué les arrhes, et invité City Big à régler 2M…

En si bon chemin, Cheung Kong poursuit, en diffamation cette fois, un ex-édile qui avait osé tenter de défendre City Big dans les media.

• Après deux ans de sur-place, les bourses de Shenzhen et de Shanghai ont effectué en mai un petit galop, +30% et +44%, dans le secteur parts «B» (pour étranger). Euphorie due à une coupe de la taxe de transaction (de 0,4 à 0,3%), un feu vert (annoncé) pour l’entrée des Joint Venture (JV) sur ce marché, et surtout l’intention de groupes tel Shanghai Chlor-Al-kali, de racheter leurs propres titres: preuve par 9 qu’ils se valorisaient!

Les opérateurs étrangers n’ont pas été impressionnés: les firmes cotées au marché «B» restent peu trans-parentes, mieux vaut, pour qui veut acheter chinois s’en tenir aux parts «H» (red chips), valeurs chinoise sur la bourse de HongKong.

• Poussés par la nécessité, Beida se met au mot d’ordre: une université, deux systèmes.

 Sous tutelle du Bureau d’Etat à l’Education s’est ouvert sur son territoire Beijing United Université. (BUU), institut privé qui accueille ses étudiants à 8000 RMB/an (au lieu des 3000 réclamés par Beida).

Mais l’institut offre à ses potaches 2 atouts maîtres: pas de concours d’entrée (imposé partout ailleurs), et l’examen final donne droit au diplôme de Beida, ni plus ni moins! L’affaire est en or, pour les professeurs. (de Beida, qui suppléent ainsi, au noir, à leurs maigres émoluments), pour le «Président» de BUU (ex-vendeur de T-shirt sur le campus), et pour les 13 autres instituts du même type, récemment surgis à travers l’académie de Pékin!

 

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