Jusqu’à l’an passé, le Royaume-Uni vivait face à la Chine une relation paradoxale, investisseur européen n°2, mais à cran avec Pékin à propos de Hong Kong.
Question à présent réglée, et en 11 mois de 1997, le commerce bilatéral a remonté de 16%, passant la barre des 5MMUSD. Marg. Beckett, ministre de l’industrie et du commerce, était à Pékin (12-14 janvier 1998) pour rouvrir des relations, sinon signer les gros contrats (voir rubrique «J.V.»)-c’est beaucoup trop tôt.
Voyage sans gros contrats, et pourtant précurseur, d’un Royaume-Uni qui se présente en demandeur d’investissements chinois sur son sol. La Chine a déjà 6MM USD d’investissements à l’étranger (5000 projets, de qualité inégale). Chiffre qui va décoller, selon le vice ministre Chen Xinhua.
Or, en Europe, le Royaume-Uni offre des avantages imbattables: un réseau commercial, financier et de commerce de premier ordre, un personnel qualifié, l’anglais et surtout, les salaires et la taxation d’entreprises la plus basse de l’Union Européenne : atouts qui lui permettent de récolter en moyenne, 40% des investissements extra européens.
Sommaire N° 3