Temps fort : Les banques: un maillon faible!

La tenue à Pékin (12-14 janvier) d’un second colloque bancaire national en deux mois, est révélateur du risque perçu par les autorités, au niveau de son système bancaire en pleine mutation.

Les grandes banques affichent des profits ronflants: 576MUSD pour la Banque de la Communication (+18,6% hors taxes), avec des dépôts de 32MMUSD (+20%). 361M USD de profit pour l’ICBC, la Banque Industrielle et Commerciale, avec des dépôts de 260MMUSD (+17%); 182M USD de profits, pour la CCB, la banque de la construction, avec 160 MM USD de dépôts … Mais la BdC, la Banque de Chine, avec des dépôts de 71MMUSD, annonce 726MUSD de profits hors taxes: la moitié de 1996.

Érosion expliquée par la hausse (jan 1996) de la taxe d’affaires (de 5 à 8%), à l’obligation de monter de 1 à 3% sa couverture des prêts insolvables, mais surtout, à cause de la crise asiatique: les emprunteurs en devises auraient du mal à rendre, et ce profit amputé est considéré comme un indicateur du degré réel d’exposition des banques chinoises au marché asiatique.

Moody d’ailleurs ne s’y trompe pas, l’analyste bancaire mondial qui vient d’accorder à neuf banques chinoises un indice négatif, justifié par la «détérioration croissante de la qualité des actifs, et l’incertitude sur l’effet de la restructuration des entreprises d’Etat: ce qui augmente les risques, pour créditeurs et déposants, si, comme annoncé, ces institutions(…) deviennent indépendantes.»

 

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