Editorial : Banque Peregrine – une mort annoncée

Fleuron de la banque d’affaires hongkongaise, qui rayonnait à travers toute l’Asie, Peregrine amène pavillon.

En 10 ans d’existence, ce groupe avait réussi (grâce à son agressivité et à l’amitié du financier Li Kashing, qui lui avait fait bénéficier de ses entrées à Pékin), à contrôler 70% du marché Hongkongais des Red Chips (parts de filiales chinoises) et 20% des H-shares (parts de firmes chinoises).

C’est sur ses opérations de prêts que le groupe s’est effondré, victime de créances insolvables sur la roupie indonésienne. Plusieurs groupes étrangers comme Zurich ou First Chicago, auraient mis à leur soutien, de telles conditions (équivalentes à un rachat pour une fraction de sa valeur), que Peregrine aurait préféré une faillite protégeant les actifs. Parmi les groupes éclaboussés par cette chute, figurent Crédit Suisse, First Boston, Deutsche Bank et Dresdner.

Sous 10 jours, si son Président Philip Tose est entendu, les branches saines du groupe (Bourse/marchés à termes) devraient être reprises. La Chine serait sur les rangs-afin de ne pas laisser à l’étranger le monopole du courtage de ses titres sur Hong Kong.

La chute de Peregrine constitue pour la Chine à HK une perte de face, plus qu’une perte sèche, vu les protections dont bénéficiait le groupe, qui ne l’ont pas empêché de mordre la poussière.

Pour l’heure, aucun effet de dominos, chute d’autres groupes financiers n’est à attendre sur Hong Kong.

Le danger, selon cet expert, serait ailleurs: le Japon apparaît de plus en plus vulnérable, comme la Corée, et comme elle incapable de remédier à sa crise. «Si Tokyo, à son tour, devait craquer, c’est là que Hong Kong commencerait vraiment à souffrir -et le monde avec»!

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