A la loupe : LES HABITS NEUFS DE L’AUTOMOBILE CHINOISE

Les laques rutilantes et les cohortes de présentatrices sémillantes et court vêtues n’empêchent pas Auto China 1998 (Pékin, 24-30 juin 1998) de tourner « sur 3 pattes », dans un climat médiocre. La baisse sous 2 ans des taxes à l’import (-20%) ne fait rien pour dérider le marché: les acheteurs préférant attendre, les constructeurs voyant surgir la concurrence. Dans ce marasme, une longue série de contrats de Joint-venture, signés en marge du salon, apporte une petite brise:

[1] En marge de sa Joint-venture Buick à Shanghai, General Motors (GM) met 230MUSD dans une autre Joint-venture à Shenyang (Liaoning): Jinbei, avec FAW: 230MUSD (50/50%). D’ici 2000: 50000 minibus (10pl) et les 4/4 Blazer.

[2] Pour ses moteurs, GM utilisera les blocs de la nouvelle Joint-venture de Teksid (Fiat): 80MUSD, pour produire 1M de blocs. Avec Teksid, Fiat atteint en Chine 250MUSD de capital, n°1 italien, et à d’autres idées en tête.

[3] Un autre italien, FATA a obtenu de Volskwagen (VW), un contrat de 32MDM, pour une ligne de soudure robotisée des châssis de la Passat B5, qui sort en 1999 à Shanghai;

[4] L’allemand Herberts (capitaux Hoechst) achète 51% de la JV néerlandaise Akzo-Red Lion, de tôles revêtues (pour auto), afin d’y apporter sa propre technologie (leader). Chiffre escompté: 11,1MUSD.

Tous ces contrats enrichissant le paysage industriel auto chinois, et le rapprochant de la viabilité.

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