L’amitié sino-israélienne remonte à la nuit des temps: dès les Tang, (10.s.) une paroisse juive, probablement venue par la route de la Soie, prospérait à Kaifeng (Henan), éteinte de sa belle mort (assimilée), à l’aube du XX. Siècle.
Durant toute la guerre froide, Pékin avait excellé à maintenir les relations aussi étroites que secrètes avec l’Etat hébreu, échangeant (comme avec l’Afrique du Sud, autre pays, alors mal vu en Occident) technologies guerrières et renseignement. Dans les années 1990, les relations diplômées auraient été précédées par de fortes ventes d’équipements aéronautiques et de systèmes d’armes.
Du 25 au 29 mai, malgré un climat mondial peu propice, le 1er Ministre Benyamin Netanyahu a consolidé à Pékin cette amitié, avec Jiang Zemin et Zhu Rongji.
Côté jardin : 2 monologues à sujet imposé : Pékin, pour prier Tel Aviv de laisser naître un Etat Palestinien, et Netanyahu, pour demander à Jiang de faire jouer ses contacts, et renforcer les bonnes volontés, notamment celles de Bagdhad et de Téhéran.
Côté cour : on peut supposer, face au silence abyssal ayant entouré cette rencontre, que les 2 Etats ont discuté affaires:
armement (quatre groupes israéliens présents la semaine précédente à la foire militaire de Pékin);
agricoles (un centre de formation ouvert à Pékin durant la visite); voire
industrielles – une lettre d’intention signée quelques jours plus tôt, portant sur une usine de potasse dans le Xinjiang, pour 450MUSD, dévoilant plus que de longs discours, les grandes ambitions de ce pays minuscule par la taille, géant par l’ego et les technologies de pointe.
Sommaire N° 20