A la loupe : Bombe pakistanaise : Pékin ‘ troublée’

Il n’a fallu à Pékin que quelques minutes, jeudi 28, pour annoncer cinq tests nucléaires pakistanais, et quelques heures, au milieu de la nuit (du jamais vu!), pour les « regretter ». Le rejet par Pékin de la dissémination nucléaire est très clair: la Chine se dit « profondément mal à l’aise et troublée » par les essais d’Islamabad, et appelle le continent indien à la « retenue », pour éviter le pire.

Consciente des dangers, pour  cette Asie aux portes de la récession, d’une aventure guerrière, Pékin se montre prudente et responsable. Elle montre aussi où se trouvent ses alliances, en ajoutant que la faute pour cette crise, revient entièrement à l’Inde, qui a voulu forcer le Pakistan à accepter un nouveau rapport de force, avec ses propres tests, et son arsenal de missiles déployés aux frontières.

Ce que Pékin omet de souligner, est ce qu’Islamabad lui doit, en fait, de technologie nucléaire et de missiles :

depuis 1985, où ses 1ers tests « à froid » avaient lieu à Lop Nor, dans le  Xinjiang chinois, la coopération n’a jamais cessé, avec le montage en 1992 à Chasma d’un réacteur de 300 MW, voire des livraisons spécialisées, régulièrement dénoncées par Washington, et niées par les 2 pays.

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