Editorial : Fusion d’Entreprises d’Etat – les limites apparaissent !

Depuis début 1997, surtout septembre (15.Congrès), un mot magique semblait caractériser l’avenir des entreprises d’Etat: la fusion. *Percluses de dettes (49% d’entre elles), ne survivant que grâce au robinet des crédits publics, elles devaient refleurir suite aux regroupements, les bonnes reprenant les mauvaises.

En 1997, 2980 de ces entreprises d’Etat. ont été fusionnées ou mises en faillites, portant sur 50MMUSD d’actifs et 5,6M d’emplois. Parmi les monstres issus de ces unions: le nankinois Donglian, 146000 emplois pétrochimiques (créé à partir de 4 groupes) et 6,5 MMUSD d’actifs. Pékin veut restructurer 5500 grandes entreprises d’Etat d’ici ‘2000, dont 2000 cette année (5 MMUSD ont été mis de côté pour éponger leurs dettes), tout en tranchant «2M de jobs» (en fait, beaucoup plus!).

Et pourtant, ce programme est remis en cause -par le syndrome sud-coréen.

L’IRM,  l’Institut de recherche macroéconomique (dépendant de la Commission d’État au Plan) sonne l’alarme. Trop de fusions auraient été réalisées à l’aveuglette: «nombre d’entre elles vont disparaître!», comme l’ont déjà fait l’an dernier, 9 des 50 premiers chaebols sud-coréens.

L’IRM cite, comme exemple à ne pas suivre, le regroupement des usines de TV Peony et Kunlun : Pékin devrait, à l’avenir, limiter son intervention… à empêcher les mariages forcés par des ministères! Et l’ambition de groupes, tel l’armateur COSCO, (China Ocean Shipping Corporation) de figurer parmi les 500 1ers mondiaux, devient suspecte.

En un mot, la Chine découvre ce qu’on pouvait deviner plus tôt: même dans un pays de telles dimensions, la course au gigantisme n’est pas la panacée universelle!

 

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