A la loupe : MORT DE DENG XIAOPING : LE COUT

Prévu depuis des mois en haut lieu, le décès de Deng Xiaoping a pu influencer le budget 1997.

Une fois disparu le Patriarche, la priorité de stabilité sociale prime sur les économies budgétaires. C’est ce que suggère le ministre des finances Liu Zhongli devant l’ANP, le Parlement chinois, en annonçant la renonciation à l’objectif du 9. Plan (adopté l’an passé!), d’éradiquer le déficit public d’ici ‘2000: pour 1997, le déficit sera de 57MM Y, soit 4 MM de baisse par rapport à 1996: trop lente pour tenir l’échéance! Les dépenses publiques atteindront 897 MM Y.

Frais principaux: achats de grain et coton (éviter les troubles agraires!), «aides aux pauvres» (lâcher la pression sur l’Ouest), hausses de salaires, retour de Hong Kong (priorité politique).

La dette publique est de 426 MM Y (= 6,3% du PNB).

Pour y faire face, la Chine va emprunter comme jamais avant: 250 MM Y, en Chine et à l’étranger.

Avantage: ceci va lancer le marché des obligations (offrir un choix plus large à l’épargnant, et la garantie des fonds de placement).

Inconvénient: la convertibilité totale du Y risque d’en être retardée : Pékin devant empêcher la fuite de l’épargne chinoise à l’étranger!

 

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