Après «Xiali», un autre projet automobile sans partenaire étranger se dessine à Xi’an:
«Lucky Star» prétend construire d’ici 5 ans 150 à 200.000 voitures «4 places», à prix modique – 6000 USD (aujourd’hui, le prix plancher est à 10 000 USD).
Moteur et châssis- licence «Susuki», et assistance d’une série de groupes jusqu’ alors absents du marché chinois auto, qui espéraient peut-être le contrat: Porsche, Renault, Fiat, Fuji (heavy industry.), Mitsubishi… Le chef de file du projet de 891 MUSD est Norinco (groupe d’armement), avec 3 autres partenaires dont une JV Hongkongaise. Norinco espère exporter vers l’Europe de l’Est.
Autre industrie neuve: celle de l’appareil photo.
45 M ont été produits en 1996 (+35%), dont 40 exportés.
La contrebande avait failli tuer le métier- les 34 usines de départ s’étaient retrouvées à 8. Pour remonter la pente, 3 mesures ont été prises en 1996: baisse des taxes d’import (de 80 à 30%), licences de production, accordées aux grands japonais (Olympus, Minolta, Nikon, Pentax était déjà présente dans le Gansu), et enregistrement systématique (technologie nippone) des n° de série avec stickers holographiques inviolables établissant l’origine locale ou importée. Le marché intérieur (9 M appareils en ’96) reste grandiose : 40% des foyers citadins ont un appareil, contre 1% des ruraux.
Shougang (aciéries de Pékin) vient d’obtenir sa certification ISO 9002, ce qui lui ouvre les marchés européens et américains -objectif d’export est de 600 000t cette année, soit +11%.
Métier à risque: des 300 bars à oxygène qui avaient fleuri à travers la Chine en 1994, suite à une mode signée «USA», il n’en reste aujourd’hui plus que 7!
Shanghai perdra 290 000 jobs en 1997 – un fonds chômage de 400 M Y a été constitué.
En 1996, la tête du dragon (= Shanghai, le «corps» étant le Yangtzé) avait perdu 44 firmes d’Etat grandes ou moyennes, «pesant» 60 000 jobs.
Sommaire N° 9