Vendredi 7 mars, en soirée (heure de pointe), explosion dans un autobus, en plein Xidan, quartier commerçant de l’Ouest de Pékin. 11 blessés.
Quelques heures après, la police confirme qu’il s’agit d’un attentat, et attache (suivant une technique introduite récemment) une forte récompense à l’appel à témoins.
L’explosion qui n’a pas été revendiquée, se produit en pleine session de l’Assemblée nationale (ANP), 10 jours après une série d’attentats autonomistes au Xinjiang, qui avaient fait 9 morts.
Quoique préparée (elle venait de demander aux taxis de surveiller leurs clients du Tibet et Xinjiang, aisément reconnaissables), la police n’a rien pu faire. Et le min. de la Sécurité publique, Tao Siju, venait de déclarer publiquement qu’une remontée sur Pékin des violences du Xinjiang était impensable…
C’est un rude coup pour le prestige de la sécurité de Pékin, mais aussi pour le pouvoir – cette bombe, avec la guéguerre sud-nord-coréenne en plein Pékin depuis un mois, font désordre, et pourraient nourrir des critiques de l’intérieur. L’attentat de vendredi, sous cet aspect, était probablement la dernière chose que les leaders eussent souhaité voir se produire!
Sommaire N° 9