Du 27 février au 6 mars, Yves Galland, ministre français délégué au commerce extérieur, fait une tournée chinoise.
Mission préparatoire«imposée par la visite, le 15 mai, de Jacques Chirac, et un des six voyages ministériels français au programme ce semestre.
Mais cette mission marque un changement d’attitude, par rapport à l’illusion hier courante selon laquelle le contrat s’obtient en «flirtant» avec telle municipalité, en négligeant les instances centrales. D’où la durée du séjour chinois de m. Galland (8 jours), afin d’agir aux deux bouts de la chaîne de décision: y-compris, en province, à Tianjin (Hebei), Dalian et Shenyang (Liaoning) et Shanghai.
La nouveauté concerne les PME, auxquelles Paris semble cette fois décidée à donner les moyens d’être présentes en Chine. 40 des 45 chefs d’entreprises accompagnant le Ministre appartenaient à cette catégorie. D’autres pays d’Europe (Suisse, Belgique, RFA…) avaient entamé cette démarche avant la France. La démarche française frappe par son aspect intégré, faisceau d’instruments pour conseiller, financer, éclairer le terrain à un maximum de petites firmes : «remède de choc » pour mettre le pied à l’étrier d’un secteur «maillon faible» de la France industrielle.
Ce plan portera-t-il des fruits? Pour y parvenir, il faudra le concours des grandes entreprises, des Chambres de Commerce, Conseils de Régions, etc. Prendre en compte les coûts de fonctionnement en Chine (puisqu’un Bureau de représentation, en moyenne, coûte 2 M de FF par an, chiffre insupportable pour une PME). Sans oublier de faire appel au secteur privé, pour les besoins des PME en d’autres services tels l’information sur le terrain, déterminante pour motiver le petit patron à aller tenter sa chance au bout du monde!
Sommaire N° 8