Face aux projets du ministre, les réalités du terrain de la micro-JV chinoise, vues par Aldo Salvador, représentant de Rhône-Poulenc en Chine et Président en exercice de la CCIFC, la Chambre de Commerce et d’Industrie française en Chine : fin 1996, ce sont 270 000 JV sino-étrangères qui existent, pour un investissement infime » de 7,5 MFF en moyenne.
Le tissu industriel chinois est composé de très petites sociétés, le plus souvent d’Etat, très en retard technologique et avide de coopération. Face à ce terrain, PME et grands groupes ont les mêmes interlocuteurs, problèmes, et parfois les mêmes réponses. La grande différence étant… la taille : la PME ne peut avoir qu’un seul partenaire (5 à 20 MFF) contre 15 à 20 JV pour un groupe.
La PME, jusqu’à ce jour, s’est peu exportée vers la Chine – désemparée par la complexité du terrain, les coûts d’approche élevés et les délais (2 à 4 ans pour créer une JV).
La chance de la PME française est que le partenaire chinois potentiel redoute le « géant étranger » (objectifs à long terme opposés, lourdes procédures du groupe mal comprises par la firme chinoise)… A taille égale, il est plus facile de partager les ressources rares d’une compagnie – actifs, financements, experts etc.
Le seul problème étant, selon le Président de la CCIFC d’aider ces PME à se rencontrer métier par métier. Dans cette tâche, les grands groupes ont aussi leur responsabilité -pour ce que (sic) « nous sommes toujours le fournisseur de quelqu’un et l’acheteur de quelqu’un d’autre »!
Sommaire N° 8