Lundi 1er décembre, journée mondiale du SIDA, signifie désormais quelque chose en Chine.
Elles sont loin, les années où le fléau était considéré comme une affaire des pays de l’Ouest! Pour la 1ère fois en novembre, la Chine a reconnu 8277 séropositifs et 168 sidéens (chiffres officiels), mais surtout la réalité probable de 200000malades!Faute de techniques préventives et d’une conscience du danger, le SIDA évolue hors contrôle, surtout à Canton (région plus riche et plus ludique), et au Yunnan, limitrophe du Triangle d’Or.
Le SIDA n’est pas un cas isolé en Chine: les autres MST, en 1996, ont progressé de 12% (frisant les 400000 cas). Assistée par l’OMS, l’organisation mondiale de la Santé, la Chine a lancé une campagne visant les groupes à risque (héroïnomanes, sexe vénal), selon le principe de la guerre au SIDA, pas aux Sidéens. Ce travail étant limité par les contradictions d’intérêts, entre administrations médicales et politiques!
Dans cette lutte de longue haleine, HongKong, la nouvelle RAS, apporte son expérience et son dynamisme: parti une semaine plus tôt de Kowloon, un train du SIDA arrive ce lundi à Pékin gare de l’Ouest, après 5 étapes intermédiaires.
Son personnel: des bénévoles, pour montrer que le fléau est l’affaire de tous.
Son objectif: faire parler de l’innommable en Chine du sexe.
Mais même Hong Kong, en Chine, ne peut tout se permettre: parmi le matériel distribué (badges, pamphlet) manque l’essentiel: les préservatifs !
Sommaire N° 40