Quand la Chine a lancé, le 7 mars, des forages pétroliers offshore dans une zone revendiquée par Hanoi (plus proche du Viet Nam que de l’île chinoise de Hainan), elle poursuivait la stratégie qui lui réussissait fort bien jusqu’alors: celle des petits pas militaires et pétroliers vers cette mer de Chine qu’elle revendique en totalité, sans tenir compte des protestations des autres riverains (de l’ASEAN).
La réponse du Viet Nam, cette fois, a frappé par sa vigueur: Hanoi appelant les Etats de l’ASEAN à se liguer en club d’autodéfense. Le VN exprimait sa conscience du risque, plus fort à se taire qu’à tenter de se défendre. Du coup, le général Chavalit, 1er Ministre thaïlandais, en visite à Pékin cette semaine, commençait à jouer les bons offices…
Voilà qui ne faisait pas l’affaire de Pékin, prenant soudain conscience d’avoir été un pas trop loin.
Vend. 4 avril, Le Minh Huong, ministre vietnamien de l’Intérieur (poids lourd du PCVN), à Pékin en visite non programmée, était accueilli par Jiang. Ce que cela signifie: la Chine fait marche arrière -au moins provisoirement. Les résultats de cette rencontre ne seront pas rendus publics; mais on n’invite pas un voisin en litige, sans avoir à lui offrir quelque chose!
Conclusion: face à la Chine, le Viet Nam se défend mieux que d’autres – on ne comprend jamais mieux que sa famille!
Sommaire N° 13