Hong Kong, à mesure que s’approche La Date fatidique, devient capitale des nouvelles bizarres:
à la 23ème réunion du Joint Liaison Group (supposé peaufiner les détails du retour de HK à la Chine), les négociateurs britanniques, dixit la presse chinoise, auraient posé un lapin à leurs collègues chinois. Qian Qichen par ailleurs, ministre chinois des Affaires étrangères, préconise, en toute «autonomie» hongkongaise, une réécriture de manuels scolaires dans la Colonie.
Enfin, un sondage à Hong Kong décrit l’immigrant chinois en termes quasi-racistes, exprimant la peur des retrouvailles.
Instructions auraient été données de renforcer le suivi médical autour de Zhao Ziyang, l’ex-Secrétaire du Parti limogé en mai 1989, pour qu’il vive encore «au moins 3 ans».
L’opinion, après avoir absorbé le départ de Deng Xiaoping, aurait du mal à ne pas bouger après celle de l’ex-leader réformiste, fort respecté pour avoir, lors du printemps 1989, soutenu les étudiants.
Le gouvernement ne veut pas voir revenir l’émotion populaire après la mort de Hu Yaobang – qui avait sonné le gong de départ du « Printemps de Pékin »!
La Commission d’Etat au Plan a sorti un rapport sur l’encadrement du capital étranger au cours des 15 prochaines années.
Elle propose de contrôler l’investissement des multinationales, tout en encourageant et régulant celui des PME: limiter «autant que possible» le capital local des multinationales, améliorer leur supervision en perfectionnant taxes et audit; les empêcher de former des monopoles dans les secteurs-clé et à haute technologie (microélectronique, automobile, chimie); et recourir au capital étranger indirect et indépendant pour renforcer la capacité compétitive des industries nationales.
La course à la croissance va bientôt trouver un frein, estime Wang Zhaohua, directeur de l’Association des Personnes Agées.
L’épuisement des ressources en personnel de recherche y mettra fin, par fuite des cerveaux et départs à la retraite: d’ici ‘2000, 42% des professeurs et assistants universitaires auront quitté, suivis par 50% des chercheurs, ingénieurs-chefs et agronomes.
La Chine ne parvient pas à assurer la relève – résultat d’un choix politique de non investissement et de sous-paiement de la recherche fondamentale.
Sommaire N° 10