Les échanges sino-européens en 1996 passent sous la barre des 40 MM USD (- 1,6%), dû à un recul des exports européens (-6,5%), malgré une hausse des exports chinois (3,8%).
Les échanges sino-européens, d’après les douanes chinoises, sont une affaire limitée à 7 provinces et villes « côtières » et 8 États de l’Union Européenne. Pékin, Shanghai, Shandong, Jiangsu et Zhejiang vendent des biens manufacturés (vêtements, chaussures, bagages, jouets, machines, produits électroniques). RFA, Italie, Grande Bretagne, Pays-Bas, France, Belgique, Suède et Espagne vendent machines textiles, machines lourdes pour travail du métal, plastic, caoutchouc, acier plat et pièces auto.
Après bien d’autres villes d’Asie qui s’enrichissent, Pékin ferme ses marchés de plein air. Tous (pas loin d’une centaine) auront disparu d’ici 1999.
L’avantage recherché étant salubrité et meilleure fluidité du trafic, de plus en plus congestionné. Ce choix n’est pas politique, contre les marchés libres (un des 1ers apports de l’ère Deng). Dans les lotissements neufs (sur les friches urbaines de milliers d’ha de logement insalubre que l’on abat), 3000 m² par 10 000 hts sont réservés aux marchés couverts, au moins 1000 m² chacun. « Investissements étrangers bienvenus », dit la mairie.
Le projet automobile General Motors-SAIC, 1 MMUSD vient d’être approuvé par le Conseil d’État (manque encore le feu vert du MOFTEC). General Motors vise la production, à terme, de 300000 berlines avec moteurs de 2,5-3l. Sans avoir sorti une seule voiture, G.M., par la voix de son vice-Président R. Schlais affirme: «nous pensons contrôler 50% du marché en ‘2000» – Soit la part que détient Volkswagen aujourd’hui!
Après 12 mois à l’ombre, Xiu Yichun vient de recouvrer la liberté.
Représentante de Shell en Chine, Xiu, chinoise avait été accusée de violer des secrets d’État, avec un haut cadre à la CNOOC (un des monopoles nationaux du pétrole). Xiu négociait pour Shell un complexe pétrochimique géant à Huizhou (Guangdong), dont Shell a dû abandonner en février la raffinerie (cf VdlC n°7).
Le projet « pétrochimie seul » demeure en lice, ce qui implique que Shell a obtenu des garanties d’approvisionnement en naphta, sa matière première.
Sommaire N° 10