La session de l’ANP – le Parlement chinois, s’est achevée: 2720 édiles ont voté 2 lois, 8 résolutions, 3 décisions.
La contestation qui monte chaque année, n’a pas manqué, de la part d’un Parlement qui ne veut plus de son image peu flatteuse de «tampon»: 40% des élus (chiffre énorme) ont rejeté le rapport du Procureur suprême sur le bilan de la criminalité, pour protester contre sa hausse. Humeur symptomatique, car c’est sur ce dossier de la stabilité que va se jouer la succession de Deng!
«Sans démocratie, il n’y aurait ni socialisme, ni modernisation… Démocratie et modernisme doivent aller de pair»… En discours de clôture, Qiao Shi citant le patriarche, a discrètement évoqué la distance qui le sépare du Président de la République. Le programme de Jiang, en effet, consiste en une synthèse entre croissance/ ouverture, et certaines valeurs morales héritées de Mao Zedong.
Qiao lui, réaffirme la primauté absolue de la Loi et de la Constitution, l’impératif, pour l’Etat, de «respecter les droits politiques individuels, de dynamiser l’initiative privée et de permettre aux citoyens de participer à des élections démocratiques, au contrôle des administrations, à la prise de décision»…
Le Prsdt de l’ANP va jusqu’à parler d’éliminer les passe-droits politiques, ce qui est très différent de la guerre à la corruption de Jiang, et revient à revendiquer, sans le dire, la fin du monopole du pouvoir du Parti ou de ses membres…
Discours en forme de plate-forme électorale, dont on voit mal comment elle pourrait cohabiter avec celle de Jiang… Deux Présidents, face à face!
Sommaire N° 10