Editorial : L’année lunaire du Rat, sous le signe de la morosité !

UNE ANNEE DU RAT DIFFICILE ! La fête du printemps lunaire, le 19 février, s’approche, sous le signe de la morosité.

Selon la tradition, cette première année du cycle dodécennal est toujours difficile, émaillée de calamités – les rats, affamés, quittent leurs trous pour ronger tout ce qu’ils trouvent, détruisant les récoltes.

Les rats, cette année, seront les prix qui monteront en flèche, à commencer, notent les experts, par ceux des céréales, des matériaux de construction, et des transports urbains (pour ces derniers, +25% en moyenne depuis janvier).

A cette fête nerveuse et déçue, le gouvernement se prépare par des moyens exceptionnels : seuls 40% des « immigrés intérieurs » auront le droit de rentrer chez eux pour le « chunjie« .

A la fois pour alléger le fardeau des transports publics (rien que pour l’aviation, 3600 vols spéciaux en 50 jours), et pour réduire le ressentiment des campagnes face au « luxe » des « nouveaux riches ».

Cette année, le flux de l’exode rural est suivi par un réseau informatique à travers l’ensemble du territoire – 30 millions de migrants sont fichés.

 Les marchés regorgeront de marchandises rares, à prix subventionnés – réveillon populaire garanti.

Mais dans ses commissariats de quartier, la police a reçu consigne de « redoubler d’effort pour sauvegarder la stabilité« , notamment face aux mafias qui recommencent à pulluler : l’ambiance n’est pas à la légèreté!

 

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