Visite de routine pour Franck Borotra, du 9 au 12 novembre à Pékin- ce qui ne veut pas dire sans enjeux.
En trois jours au pas de charge, le Ministre français des P&T et de l’Industrie aura rencontré neuf personnalités de 1er plan, parmi lesquelles Zou Jiahua, Vice 1er Ministre.
Il s’agit à présent de cimenter le cadre «amical», issu de la volonté d’Edouard Balladur puis de Jacques Chirac.
Née de l’implosion du monde socialiste et de l’isolement de la Chine suite au massacre de la place Tian An men, une nouvelle donne dans les alliances chinoises est en train d’émerger- où la France figure aux côtés de l’Allemagne, la Suisse, l’Italie voire du Royaume-Uni -mais pas des USA, dont les industries n’ont plus la faveur dont elles jouissaient depuis des lustres.
Sur le volet aéronautique, l’intérêt commun euro-chinois semble évident -et les choix sont faits, au détriment de Boeing (voir Edito),
Sur le dossier nucléaire par contre, le projet Westinghouse «CAP600» (centrale de 1300 à 1500 MgW) obtient de la CNNC, le monopole chinois,un intérêt qui ne semble pas feint -en fait, un ht fonctionnaire français disait au VdlC son sentiment que Pékin allait céder sur son intention de s’en tenir à une filière unique française…
D’où ce sentiment un rien feutré et discret, d’attaque ET de défense, qui anime ce début de mission
Sommaire N° 41