Comme bien d’autres, Vitasoy, géant hongkongais de l’alimentation, avait cru trouver son avenir dans la délocalisation de l’autre côté de la frontière, à Shenzhen.
Aujourd’hui, l’obligation face à laquelle elle se trouve confrontée, de fermer ses 2 usines (1500 employés) et de rapatrier toute sa production pour cause de qualité sanitaire en chute libre (30 millions de cubes de lait de soja, café glacé et autre thé aux chrysanthèmes) doit lui faire amèrement regretter cette « économie ».
Nul ne s’explique aujourd’hui comment la production a pu a un tel point échapper au contrôle de la firme. On n’en sait guère plus sur le montant des pertes subies, de toute manière énormes, et qui incluent une durable perte de confiance du marché asiatique, comme cela avait été le cas pour Perrier en 1990 (en témoigne la chute du titre à la bourse de Hong Kong).
La morale de l’histoire pouvant être que la croissance industrielle ultra rapide de la Chine, sans l’accompagnement en formation et en contrôles à tout niveau, est une affaire à haut risque!
Sommaire N° 3