Une embellie se manifeste en Chine vis à vis de Hong Kong., son plus important dossier (avec Taiwan), à mesure que se rapproche l’échéance du grand retour à la mère Patrie. Pékin multiplie les gestes de confiance:
w bonnes paroles de Lu Ping, le Directeur du Bureau (chinois) pour Hong Kong et Macao, qui promet d’ici l’an prochain un renforcement du statut de Hong Kong comme place financière, et définir l’espace de liberté de la presse hongkongaise (« tout, sauf l’indépendance de Taiwan »);
w des élus démocrates (d’opposition, mal vue à Pékin) pourront voter au collège qui désignera le Gouverneur de la Région Administrative Spéciale,
w promesse que la Banque Populaire de Chine ne puisera pas dans les réserves de HK mais défendra sa monnaie si nécessaire,
wet surtout, feu vert immédiat pour la construction de la seconde piste de l’aéroport de Shek Lap Kok, qui promet de devenir le 1er aéroport d’Asie. Décision d’autant plus méritoire que les aéroports voisins de Zhuhai et de Shenzhen, flambants neufs, tournent à vide…
Par contre, dès qu’il s’agit de négocier avec Londres, le ciel se recouvre : Pékin ne veut pas être mis devant le fait accompli pour la construction d’un noeud ferroviaire-ouest de 10 mm $ à Kowloon, ni du terminal conteneurs n°9 (dont le principal défaut est d’être accordé au groupe Jardines, mal en cour à Pékin). La Chine menace de ne pas respecter les contrats passés sans son accord.
Précisément, la réunion du « joint liaison committee » sur ces projets a lieu cette semaine… Pékin doute ouvertement de la sincérité britannique – au « jour J-400 », la confiance réciproque reste au plus bas!
Sommaire N° 23