En 1987, l’aéroport de Pékin avait un trafic comparé à celui de Bordeaux-Mérignac. Les cinq dernières années ont permis à l’aviation civile chinoise de combler une partie de son retard.
Le 9° Plan (1995-2000) veut faire le reste : d’ici là, la CAAC veut être membre du club des 10 « majors » mondiaux (elle est déjà 11° pour le trafic passager, 15° en fret), acheter 320 avions cargos pour porter sa flotte à 1000 avions.
40 aéroports seront créés ou réaménagés, dont Pékin, Canton, et le second aéroport international de Shanghai-Pudong.
Aujourd’hui, la CAAC compte 727 destinations (sans compter celles, imminentes, de Jinghong, centre touristique du Xishuanbanna, vers l’étranger)…
Les perspectives d’expansion et d’investissement apparaissent immenses.
Elles ne devraient pas occulter les faiblesses du secteur, héritage «culturel» du passé, que l’administration aérienne ne fait rien pour lever: protection jalouse du marché intérieur (parfois, au mépris du droit et des contrats), personnel parfois sous-qualifié, arrogance du fonctionnaire (face au chinois, comme face à l’étranger) absence générale de sentiment de responsabilité, inhérent au système de la « Danwei » (unité de travail).
Sommaire N° 12