Pas de chance pour
Wal-Mart, une fois de plus au cœur d’un scandale alimentaire. En 2011, un de ses magasins était pincé à étiqueter « bio » du porc qui ne l’était pas, puis un autre, à vendre du canard périmé.Suite à quoi la chaine avait investi 100 millions de $ sur 3 ans en labos de contrôle et en formation. <p>Hélas, le 02/01, la série noire se poursuit avec des lots d’âne « 5 épices » testés positifs à l’ADN de renard. Des faussaires avaient mêlé à l’âne cette viande musquée mais bon marché (1¥ le kg), cédée par les élevages une fois la fourrure prélevée.Fait rare dans le monde commercial, Wal-Mart, après avoir fait retirer les lots litigieux, n’a pas hésité à dénoncer son fournisseur : Fujude de Yucheng (Shandong), précisant que des administrateurs de la compagnie étaient déjà détenus et que Wal-Mart s’apprêtait à porter plainte.
Le préjudice est lourd. A Shanghai, Sh. Rein, de China Market Research, estime à 2,3% les parts de marché perdues en Chine par Wal-Mart en 3 ans sur ces problèmes de qualité. Pire, ce sont les ménagères les plus aisées, formatrices des opinions des autres, qui désertent. « C’est pour nous une leçon, commente G. Foran, CEO du groupe. Nous devons investir encore plus dans le management des fournisseurs ».
Effectivement, l’enjeu est de taille. Wal-Mart qui a 400 magasins en Chine, en prépare 110 de plus. Et le marché de l’alimentaire est en plein essor, aujourd’hui à 1000 milliards de $, et qui doit atteindre 1500 milliards de $ en 2016, selon un Institut de la Distribution.
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