A la loupe : Après Canberra, Hu Jintao à Wellington !

Après son étape australienne ponctuée d’un contrat gazier gargantuesque (cf VdlC 34), Hu orientait ses pas vers la Nouvelle-Zélande (25-27/10), où là aussi se devine une stratégie d’ancrage à la sphère d’influence chinoise par les affaires.

Les partenaires voient leurs échanges monter de 12% depuis 10 ans, de 30% de juin 2002 à mai 2003, pour atteindre 2,4MM$, notamment (côté NZ) en laine, plus récemment en produits laitiers, en bois, et en tourisme—coqueluche la plus récente de la bonne société chinoise.

Traditionnellement fermé, sauf aux US, le marché chinois de la viande (bovin, ovin, dont la NZ ex-portait déjà pour 79M$ en 2002) fut élargi par le biais de deux accords. De même, l’entourage de Hu annonça l’entrée du pin néo zélandais (équarri en madriers de construction) au registre des espèces validées, permettant à l’industrie insulaire de poursuivre la conquête de ce marché qui fait déjà 9% de ses exports, pour 210M$ l’an dernier.

D’autres accords signés avec la 1ère min. Helen Clark, touchent à l’enseignement et la coopération consulaire et scientifique, base d’un rebond d’échanges entre Etats. Enfin, Chine et NZ ont pris date en novembre pour négocier –bien sûr– une ZEL, comme entre Chine et Australie.

C’est ainsi que la Chine en déployant ses ailes,  réussit à attirer ces pays anglophones de l’hémisphère Sud, vers une vocation géographique évidente: devenir fournisseur de l’Asie, et complémentaire. A l’Australie et Nouvelle Zélande, les matières 1ères, à la Chine, les produits finis, en tous genres!

 

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